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La pêche dans le lac

LA PÊCHE DANS LE LAC ET LES DIFFERENTES ESPECES DE POISSONS

Afin de pêcher dans le lac, il est obligatoire d’être en possession du permis de la Région Wallonne.
Il est obligatoire d’être en possession de la carte de pêche annuelle de la Société Royale de Pêche et de Pisciculture « La Warfazienne »(60 €) ou la carte journalière estivale délivrée du 17 mars 2018 au 30 septembre 2018 inclus au prix de 10 € dans les points de vente et 12 € au bord de l’eau  ou la carte pour la saison automnale valable pour la période du 1 septembre au 31 décembre au prix de 35€.

 

Les différentes espèces que pourrez pêcher :

 

Le Gardon

 

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Famille des Cyprinidés  -Le gardon est un poisson très populaire auprès des pêcheurs. Il possède des caractéristiques anatomiques  classiques similaires au rotengle et à l’ide  Le gardon possède un corps fusiforme, aplati latéralement et recouvert de grandes écailles arrondies. Le dos est bombé.

La tête est petite et munie d’une bouche terminale étroite.

 

Les nageoires pectorales, dorsales et anales sont munies de rayons mous. Les nageoires dorsale et pelviennes possèdent une base subégale et s’insèrent au même niveau du corps.

 

-La taille courante est de 10 à 30 cm pour un poids de 10 à 200 g. Certains individus peuvent atteindre 50 cm pour un poids de 2 kg

 

–        Le gardon est omnivore, il se nourrit principalement de Chironomidés, de larves d’insectes mais également d’invertébrés, de petits crustacés, de petits mollusques, de larves d’insectes et  de végétaux. S’il n’a pas d’autres ressources alimentaires, il devient végétarien ce qui a pour conséquence que les individus ont généralement une plus petite taille moyenne. Il s’alimente dans toute la colonne d’eau : aussi bien sur le fond qu’à mi- eau ou à la surface.

 

–        La reproduction du gardon se déroule d’avril à juin/juillet dans les zones peu profondes. La femelle dépose des œufs jaunes et adhérant qui vont rester accrochés aux plantes, aux racines, aux pierres pendant 1 à 2 semaines. Le gardon peut s’hybrider assez facilement avec le rotengle, la brème et l’ablette.

 

–        Le gardon est un poisson qui vit en bancs dans les eaux stagnantes des lacs, étangs, et réservoirs ou dans les eaux à faible courant des rivières et canaux. Sa rusticité lui permet de bien supporter la pollution du milieu, les eaux saumâtres et les dégradations de son environnement.

 

LA TANCHE

 

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Magnifique poisson, il affectionne particulièrement les eaux dormantes ou il passe sa vie sur le fond à retourner la vase pour y trouver sa nourriture.

Elle se nourrit de la faune qu’elle trouve mais ne dédaigne pas les vers de terre qu’elle affectionne tout particulièrement.

Elle supporte parfaitement les eaux peu oxygénées.

Il fût un temps ou la tanche était très appréciée pour sa chair.

La tanche peut avoir un poids de 1 à 4 kg pour une longueur de 30 à 60 cm.

 

 

LE CARASSIN

 

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Le carassin ressemble à une carpe et ne s’en distingue au premier coup d’œil, que par la bouche dépourvue de barbillons.

Le carassin peut atteindre une taille de 40 cm pour un poids de 1 kg mais des prises bien plus grosses ne sont pas rares.

Il vit dans les bras morts et les creux, dans les étangs et dans les lacs.

Il s’accommode très bien du manque d’oxygène ce qui en fait le vif favori des pêcheurs de carnassiers qui peuvent le garder très facilement en captivité.

Le carassin est un plaisir à la pêche au coup car il se montre très résistant et très combatif.

 

LA BREME

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C’est un poisson au corps particulièrement haut et plat.

Il atteint en général une longueur de 35 cm mais des exemplaires de 50 cm voir 70 cm ne sont pas rares.

Son poids peut aller jusqu’à 7 kg.

On la trouve en grand nombre près du fond dans les lacs, les bras morts et dans le cours inférieur de grandes rivières.

Sa nourriture se compose de plancton, d’algues et de larves aquatiques.

On peut la prendre aussi avec du maïs et des vers de terre.

Sa reproduction est considérable, ce qui en fait un poisson abondant.

 

LA CARPE

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L’élevage de la carpe a engendré de nombreuses variétés dont le corps est beaucoup plus trapu que la forme sauvage.

La taille moyenne se situe autour de 50-60 cm mais peut atteindre 1,20 m pour un poids de 30 kg.

 

Le dos est sombre et présente une coloration de gris-vert à gris-brun. Cette coloration est variable suivant l’habitat, généralement verdâtre à brunâtre. Sur les flancs, les écailles présentent des reflets dorés. Le vente est blanc crème ou jaunâtre.

 

La carpe est connue pour sa longévité, en moyenne entre 15 et 20 ans, mais elle peut vivre jusqu’à 50 ans.

 

La carpe est un poisson omnivore qui possède un large spectre alimentaire avec une nette préférence pour la nourriture benthique disponible sur le fond vaseux de son habitat. Les larves d’insectes, les mollusques, les vers et les petits crustacés. Elle ingère également des débris végétaux et des bactéries fixées sur des matières en suspension dans l’eau. La carpe commune fouille les vases et les limons du fond pour trouver sa nourriture.

 

La carpe tient son nom de sa grande fécondité. La période de reproduction a lieu durant le printemps et l’été à une température de l’eau supérieure à 18-20°C. Le frai est bruyant et ponctué de sauts. La femelle dépose ses œufs adhérant sur le fond et sur les plantes aquatiques dans des zones peu profondes. Les œufs incubent durant une semaine en restant collés aux plantes sans soins parentaux. Une carpe de bonne taille peut produire plusieurs millions d’œufs.

 

La carpe fréquente les étendues d’eau et les rivières peu oxygénées et où les courants ne sont pas trop vifs auxquels la carpe s’accommode mal. Les eaux stagnantes (lacs, étangs, réservoirs), tièdes ou chaudes ont la prédilection de cette espèce. Elle a une grande tolérance aux variations de l’habitat et notamment à la désoxygénation des eaux durant la période chaude. La carpe se rencontre dans les parties calmes des rivières, étangs et lacs dont le substrat est fait de sable, de vase et riche en végétation aquatique. Elle passe l’hiver enfouie dans la vase et s’active au printemps.

 

 

LE BROCHET

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Il est difficile de confondre le brochet avec un autre poisson : son corps élancé, fuselé et très allongé, son museau large et aplati en forme de bec de canard, les mâchoires armées de plus de 500 dents sont autant de caractères morphologiques spécifiques au brochet. La bouche est large et la mâchoire inférieure est proéminente. Les mâchoires sont munies de pores sensitifs très visibles.

Le brochet peut atteindre 1,30 m pour un poids de 25 kg. La taille de capture courante est de 50 cm pour un poids d’ 1 kg. Les femelles sont communément plus grandes que les mâles.

 

Le brochet est verdâtre avec des marbrures jaunâtres. Les flancs sont parcourus de lignes jaunâtres obliques et irrégulières. Le ventre est blanc jaunâtre. Les nageoires jaune rouge avec des taches noires.

 

La longévité est de 10 à 14 ans pour les mâles et de 20 ans (maximum 30 ans) pour les femelles.

 

Le brochet est un carnassier très vorace. Il consomme une grande variété de proies : des poissons (surtout des cyprinidés), des batraciens, des petits mammifères, des écrevisses, des oiseaux fréquentant les eaux douces… Il présente également un comportement de cannibalisme surtout aux jeunes stades. Il se situe vers le sommet de la chaîne alimentaire.

 

La reproduction est influencée par les conditions climatiques, hydrologiques (crues) et environnementales. Elle se déroule de février à mai soit dans des eaux d’une température de 7° à 11°C. Le frai a lieu dans des herbiers peu profonds sur un support de végétaux herbeux (prairies inondées). Le brochet est un poisson solitaire mais durant la période de reproduction ils se regroupent. Les femelles sont entourées de un à deux mâles. Les œufs sont déposés sur le substrat herbeux par groupe d’une cinquantaine avec un intervalle de quelques minutes entre chaque groupe. La canalisation des cours d’eau a induit une régression chez le brochet à cause de l’absence de substrat herbeux indispensable à la reproduction.

 

Le brochet fréquente les zones profondes et riches en végétation des cours d’eau, des étangs, et des lacs où il peut se dissimuler pour surprendre ses proies. C’est un poisson solitaire et très territorial. Il affectionne les eaux à faible courant et les zones calmes. Il supporte bien les eaux saumâtres faiblement salées.

 

Le brochet joue un rôle très important dans les plans d’eau, il joue un rôle de régulateur.

En effet, le brochet préfère s’attaquer à des proies fragilisées, blessées ou malades.

Dans ce cas son effort est moindre.

 

 

LE SANDRE

 

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Le sandre est un poisson allongé de 40 cm de long pour un poids de 500 g environ (Taille: 35 cm à 60 cm jusqu’à 1,20 m ; Poids : 500 g à 4 kg jusqu’à 15 kg.). Le corps élancé est couvert de petites écailles très adhérentes qui donnent à ce poisson son aspect rugueux et la tête allongée, elle se termine par un museau pointu. La bouche est assez largement fendue et présente une dentition fortement développée, les six canines de ce poisson ont pour rôle de blesser et de capturer les proies. Les yeux sont relativement brillants, ils ont des yeux très particuliers, qui leurs assurent une très bonne vue dans l’obscurité, dans les grandes profondeurs.

 

Les deux nageoires dorsales sont séparées par un faible espace, la première porte des rayons épineux. La coloration générale du corps est gris verdâtre pour la partie dorsale, avec des bandes verticales foncées. Le ventre est blanc voir jaune. La nageoire caudale large et échancrée a des bords épais et durs ce qui permet au sandre de se déplacer très rapidement.

Distribution :

 

Le sandre fréquente les grands cours d’eau ainsi que les eaux calmes (lacs, étangs, canaux et réservoirs). Il préfère néanmoins se tenir en profondeur et aime les eaux troubles ainsi que les fond durs et encombrés de bois. Les sandres chassent en groupe sauf les plus gros qui deviennent solitaires. Il affectionne tout particulièrement les berges, les trous et les endroits ombragés et frais.

 

Biologie et Reproduction :

 

A la fin de sa vie le sandre devient très méfiant. Ils vivent en bancs d’individus du même âge. Les sandres se déplacent fréquemment en fonction des saisons, mais aussi en fonction du temps de la lune, du vent… Le sandre préfère un temps sombre ou nuageux pour manger, principalement à la tombée de la nuit ou au lever du jour. C’est un poisson plutôt nocturne. Quand le sandre a faim, c’est un poisson très vorace.

 

En période de reproduction on peut reconnaître le mâle car leurs couleurs s’assombrissent. La reproduction du sandre a lieu du mois d’avril au mois de juin après que le mâle est creusé un nid sommaire, lorsque la température de l’eau est voisine de 13°C. La ponte a lieu sur un nid en forme d’assiette creuse (50 cm de diamètres, pour 5 cm de profondeur), celui-ci est protégé par le mâle pendant la période d’incubation (10 à 15 jours). La fécondité est élevée (environ 180 000 ovules par kilo de femelle). Le sandre devient mature au bout de 2 à 4 ans. Le sandre peut vivre 10 à 15 ans parfois plus.

 

Régime alimentaire :

 

Sa nourriture est essentiellement ichtyophage, la taille des proies ingérées est limitée par la relative étroitesse de l’œsophage. Elle se compose de vers, petits poissons vivants ou morts, etc… Plus le sandre est âgé et plus il préfère capturer des proies malades ou mortes. Ce poisson blesse sa proie au premier passage, il l’ingurgite ensuite en faisant un second passage. Les jeunes sandres chassent en groupe, telle une opération commando, effet de surprise oblige. Ils encerclent leurs proies avant de mener l’assaut final. Là, ils blessent une ou plusieurs proies, pourchassent les autres puis reviennent pour ingurgiter les proies.

 

Sa pêche :

 

Du fait de la raréfaction du brochet, il devient un carnassier de plus en plus recherché. Mais les techniques de pêche du sandre ne sont pas équivalentes à celles employées pour le brochet. Il préfère des vifs de petites tailles et il mord aux poissons morts reposant sur le fond. Il ne coupe pas le nylon avec sa dentition et permet l’usage de lignes sans avançons d’acier. Défense peu vigoureuse. C’est l’un des poissons les plus recherchés en eau douce. Le sandre se pêche au lancer. Il est fréquent de réaliser des captures groupées du fait qu’il vit en bancs. Il a acquis une réputation de chipoteur. Le sandre se pêche avec des montages discrets.

 

LA PERCHE

 

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Nom scientifique : Perca fluviatilis
Famille : Percidés
Autres noms : Zébrée, Boyat, Perco, Rayée
Poids maximum : 3,5 kg (2 à 3kg)
Longueur maximale : 50 cm (20 à 35 cm)
Durée de vie : 15 à 20 ans
Période de frai : Mars à Mai
Ponte : Environ 100 000 ovocytes par Kg.

 

La perche est un nageur peu rapide mais endurant. Son corps relativement haut favorise son agilité. Sa vue est très développée et sa bouche comporte de nombreuses dents sur les maxillaires et le palais. Pour sa défense, la Perche a des nageoires dorsales pourvues de rayons épineux. La Perche à de petites écailles très rugueuses. Son dos gris foncé à verdâtre coiffe des flancs plus clairs marqués de 6 à 9 bandes sombres. Ses nageoires pelviennes, anales et caudales sont rouges. Dans sa nage, la nageoire dorsale est dressée.

 

Croissance de la Perche :
8cm = 1 an / 11cm = 2 ans / 14cm = 3 ans / 17cm = 4 ans / 18cm = 5 ans / 22cm = 6 ans / 25cm = 7 ans / 28cm = 8 ans

 

Ce Percidé fréquente les eaux à courant modéré ainsi que les eaux stagnantes des étangs et des lacs. Les fonds offrants des abris tels que des souches ou rochers, lui conviennent parfaitement, non sans oublier quelques herbiers.
La Perche se nourrit de vers, de crustacés, de larves d’insectes mais c’est aussi un prédateur. Son activité alimentaire est plutôt diurne avec une pointe d’appétit à l’aube et au crépuscule.

 

C’est généralement en été que cette activité alimentaire est la plus élevée. Jeune, la perche chasse en groupe, cachée dans les plantes aquatiques. La première victime sera le petit poisson sur laquelle elle fondra par derrière en mordant la queue. En grandissant, sa bouche devient d’une belle taille qui lui permet de prendre sans mal des petits poissons, y compris des petites perches.

 

La maturité sexuelle intervient plus tôt chez le mâle (1 an) que chez la femelle (2 ans).  La température est un facteur déterminant. Le développement des ovocytes est favorisé dans les eaux inférieures à 10°C et demande plusieurs mois à des températures inférieures. La ponte intervient au printemps dans des eaux fraiches (12°C), voir même plus froides dans les lacs.

 

L’incubation dure environ 15 jours dans unes eaux à 13°C. Outre le brochet qui est son prédateur, le Gardon lui aime bien venir chaparder les œufs déposés en ruban dans les herbes. En prenant un gros spécimen (1 kg c’est déjà une belle prise), il y a de bonnes chances d’en trouver un autre trés prés. Les perches vivent en groupe d’âge. Au fur et à mesure, ces groupes deviennent moins importants au point de faire dire que les plus grosses vivent en solitaire !

 

En été on la trouve près du bord, dans des herbiers ou dissimulée prés de bois immergés. L’hiver cherchez la plutôt dans les grandes profondeurs.

 

IDE MELANOTE

 

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L’ide ressemble beaucoup au gardon, son corps est fusiforme, légèrement aplati latéralement et peu élancé. Le dos est légèrement bombé.

 

Sa tête est petite, courte munie d’un museau obtus et d’une bouche étroite orientée vers le haut.

 

La nageoire dorsale de l’ide est insérée à l’aplomb ou un peu en retrait des nageoires pelviennes. La nageoire anale est concave et la nageoire caudale est profondément échancrée.

La taille courante de capture de l’ide est de 20 à 30 cm, la taille maximale de capture est de 75 cm pour un poids de 4 kg.

 

La couleur du dos varie de gris bleu à vert foncé, les flancs sont argentés et le ventre est blanchâtre. Les nageoires dorsales, caudale et pectorales sont grises alors que les nageoires pelviennes et anales sont rosées. L’iris des yeux de l’ide est jaune.

 

Il vit de 10 à 15 ans mais peut atteindre 20 ans

 

Les individus de petite et moyenne taille se nourrissent d’insectes, de mollusques, de crustacés, d’algues et de débris végétaux. Les spécimens de grande taille se nourrissent aussi de poissons.

 

La ponte se déroule au printemps, entre avril et juin. La femelle libère ses œufs (42 000 à 260 000) dans des eaux peu profondes à fond graveleux et sableux riche en végétation. Les œufs adhèrent aux graviers et aux pierres.

 

 Ce poisson vit dans le cours moyen et inférieur des grands fleuves et des rivières mais aussi dans les lacs et les étangs. Il tolère assez bien les eaux saumâtres des estuaires. L’ide étant grégaire, ils forment des bancs de taille variable. Il parcourt l’intégralité de la colonne d’eau, on le retrouve aussi bien près du fond que de la surface.

 

Les techniques pour pêcher l’ide sont identiques à celles utilisées pour le gardon. Il apprécie les asticots, les vers de vase, les lombrics et la plupart des esches végétales.

L’anguille

 

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L’anguille possède un corps serpentiforme, de section circulaire et très allongé. Le corps est couvert d’une peau lisse et visqueuse, riche en cellules sécrétrices d’un mucus épais. Les écailles se mettent en place tardivement ; elles sont petites, de forme ovale et incluses profondément dans la peau. L’anguille possède un petit œil rond et une bouche terminale. La mâchoire inférieure est proéminente.

 

 

Le corps de l’anguille ne possède pas de nageoires pelviennes. Les nageoires pectorales, seules nageoires paires, sont de petite taille. Par contre, les nageoires impaires (dorsale, anale, caudale) sont très longues et fusionnent au niveau de la queue.

 

 

L’anguille peut atteindre une taille maximale de 1,50 m pour un poids de 3 kg. Cependant, les mâles dépassent rarement les 45 cm. La taille courante est plus modeste et varie entre 40 et 60 cm.

 

 

Sa longévité est de 12 à 20 ans mais en captivité elle peut atteindre plus de 50 ans.

 

 

L’alimentation de l’anguille dépend de son stade d’évolution. C’est un prédateur au régime alimentaire varié. En eau douce, ses proies sont constituées principalement de larves d’insectes, de crustacés, de poissons mais également de rongeurs chez les individus de grande taille. En mer, l’anguille se nourrit de petits poissons et de crustacés. Au cours de leur migration vers la mer des Sargasses, les adultes ne s’alimentent pas et vivent des réserves accumulées pendant le stade d’anguille jaune

 

 

L’anguille est une espèce catadrome c’est-à-dire qu’elle vit en eau douce et qu’elle se reproduit en mer. Le mâle reste 6 à 12 ans et la femelle 9 à 20 ans dans les ruisseaux avant d’entamer leur migration jusqu’à la mer des Sargasses. A ce moment, la coloration du tégument va se modifier, on parle d’anguille argentée et la maturation sexuelle des individus va se terminer au cours du voyage. La migration vers la mer des Sargasses se passe à grande profondeur de même que la reproduction qui se déroule au printemps et en été. Les adultes meurent après la reproduction. Après l’éclosion, les larves suivent le Gulf Stream et commencent une migration pour les cours d’eau d’Europe qui durera plus d’un an.

 

 

L’anguille est un poisson dont les mœurs sont partiellement inconnues ou inexpliquées. Certaines anguilles remontent loin dans les eaux douces et d’autres restent en eaux de mer. L’anguille est un poisson essentiellement nocturne qui reste enfoui dans la vase ou caché sur le substrat durant la journée. Elles peuvent exercer une prédation hors de l’eau grâce au mucus qui protège leur corps et l’étroitesse de l’orifice branchial qui protège la cavité branchiale.

L’anguille n’est  pas représentée en grand nombre au lac de Warfaaz, mais il arrive parfois de prendre de beaux spécimens.

 

La truite arc – en ciel 

 

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Le saumon de fontaine 

 

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La truite Fario 

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Habitat: La truite fario ( salmo trutta) vit dans des eaux vives, pures, froides et bien oxygénées de nos rivières.

 

En étang, elle est plus fragile car elle ne peut vivre qu’à des températures en dessous de 18°.

 

Morphologie : Suivant les eaux qu’elle occupe, sa couleur de robe peut prendre des teintes différentes comme la photo ci-dessus (des points rouges qui ne sont pas systématiques à l’espèce).

 

Le facteur qualité de l’eau joue également un rôle important sur sa taille et son poids.

 

En effet, si l’on prend le Wayai dans lequel nous irons tantôt, on remarquera qu’il y a une souche sauvage qui par ailleurs est très jolie bardée de points rouges mais pas bien grosse.

 

La raison en est simple, cette petite rivière qui prend sa source dans les fagnes est alimentée par de l’eau de pluie qui filtrée par les tourbières donne une eau acide dans laquelle la nourriture a du mal à se développer, d’ou la petite taille des truites sauvages.

Parallèlement à cela, nous avons des rivières dans lesquelles il y a énormément de nourriture et par conséquent de très belles truites.

 

C’est pourquoi sa longueur moyenne  se situe entre 20 et 35 cm pour un poids de 250 g à 400 g mais certaines populations de fario peuvent atteindre une longueur de 80 cm pour un poids de 6 kg.

 

Dans certains grands lacs, la truite fario peut atteindre plus de 1m et peser jusqu’à 15 kg.

 

Sa durée de vie peut varier de 6 à 13 ans.

 

Régime alimentaire : la truite est un salmonidé, son régime alimentaire est carnivore.

 

Elle s’alimente de petits invertébrés – vers de terre – petit poissons- mouches.

 

En soirée par exemple, lorsqu’il y a beaucoup d’éclosion sur l’eau, on peut voir les truites sauter pour attraper les mouches « on dit qu’elle moucheronne ».

 

A ce moment il sera très difficile de les prendre autrement qu’à la mouche.

 

Même chose s’il pleut, il faudra mieux pêcher au vers de terre car les eaux qui dévalent des prairies emmèneront avec elles dans la rivière des vers de terre et autres bestioles dont les truites vont se gaver.

 

Nous reviendrons  sur cela dans le chapitre pêche.

 

Une autre truite toute aussi intéressante  qui peuple les étangs de Bruno et le lac de warfaaz est la truite arc-en-ciel ou truite saumonée.

 

Elle est originaire d’Amérique du nord, c’est l’espèce de truite dont on maitrise le mieux la reproduction, elle est combative et à croissance plus rapide d’où son moindre coût.

 

C’est la truite que l’on retrouve chez le poissonnier.

 

Elle supporte des températures plus élevées que la truite fario .

Son régime alimentaire est identique à celui de la truite fario.

 

 

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Un troisième salmonidé bien connu et très apprécié des pêcheurs est le saumon de fontaine ou omble de fontaine.

 

 

 

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Le saumon de fontaine est un poisson magnifique, sa robe est de couleur vert-bleuté que vient ponctuer des taches rouges et bleues.

 

 

D’autres taches jaunes pâles ornent la partie supérieure de ses flancs ou deux bandes rouges orange agrémentent son ventre.

 

 

Il ne devient pas très gros mais peut quand même atteindre une taille de 50 cm pour un poids de 2 à 3 kg.

 

 

Le saumon de fontaine a besoin d’une eau de très bonne qualité, limpide, froide et bien oxygénée.

 

 

Opportuniste, comme la truite, il a un menu varié mais devient vite piscivore dès qu’il devient adulte ce qui veut dire qu’il va se nourrir principalement de poissons..

 

 

Voilà, je pense avoir fait le tour avec vous sur ces trois poissons.